
Faute de pouvoir démontrer sa supériorité via des conquêtes significatives dans le Donbass, la russie est lancée depuis l’échec du défilé du 9 mai, censé être le climax des démonstrations de puissance du Kremlin, et les frappes de drones ukrainiens sur l’oblast de Moscou, dans une surenchère de démonstrations de force. Autant à l’attention des pays occidentaux que de la population russe, lassée d’une guerre incomprise qui phagocyte progressivement toute l’économie.
Pour ce faire, le Kremlin ressort la carte nucléaire : test de Sarmat, exercices massifs avec le Bélarus, tir d’Orechnik sur l’oblast de Kyiv, et les menaces sur les diplomates occidentaux en poste à Kyiv, dans une mise en scène parfaitement chorégraphiée : annonce via les canaux de déconfliction avec les USA du tir de l’Orechnik, appel avec Marco Rubio pour relayer les menaces sur les diplomates en poste à Kyiv.
Si ces tentatives de projection de force ne modifieront pas les équilibre sur le terrain, elles illustrent néanmoins que le Kremlin privilégie toujours pour le moment la carte militaire, au moins jusqu’à la fin de l’offensive d’été. Mais aussi que les USA sont désormais totalement absents de cette guerre
https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/frappes-russes-massives-sur-l-ukraine-que-cherche-vraiment-moscou-qui-n-avance-plus-sur-le-front_8029343.html

Chercheur associé à Euro Créative, spécialiste de l’Europe Centrale et Orientale. Auteur de La Guerre Hybride en Ukraine, quelles perspectives (Editions du Cygne, 2016)


