Le réveil énergétique européen avec Adina Revol

Entretien « Europe Stratégique » numéro 4 avec Adina Revol, maîtresse de conférences à Sciences Po et ancienne porte-parole de la Commission européenne en France. Spécialiste des politiques énergétiques européennes, elle est l’auteure de Rompre avec la Russie, le réveil énergétique européen (2024), un essai remarqué sur la transition énergétique de l’Union européenne dans le contexte de la guerre en Ukraine.

« Europe Stratégique » est une série d’entretiens menés avec des personnalités politiques, chercheurs, experts de think tanks et chefs d’entreprise autour de la question de l’autonomie stratégique européenne. Ce quatrième numéro est consacré au thème de l’indépendance et de la sécurité énergétique de l’Union européenne.

L’entrevue a été menée par Miléana Vaillard et Marc-Emmanuel Gallon, stagiaires chez Euro Créative.

Euro Créative: L’Union Européenne vise un objectif clair : sortir du gaz russe en 2027. Est-ce que vous pensez que les Européens sont capables ou non de s’aligner sur un tel calendrier ?

Adina Revol: L’objectif de 2027 a été défini par les chefs d’État réunis les 10 et 11 mars 2022 à Versailles, quelques jours seulement après le début de l’invasion russe en Ukraine. Il s’agit d’un objectif politique européen commun, que l’on pourrait qualifier de révolution copernicienne dans la sécurité énergétique européenne. En effet, pendant de nombreuses années, nous avons été dans une situation d’interdépendance, que nous croyions symétrique avec la Russie, mais qui nous a conduit à une situation de dépendance problématique.

Des progrès rapides ont été réalisés en 2022, largement précipités par Vladimir Poutine lui-même, lorsqu’il décide de couper le robinet. Il commence par les pays d’Europe centrale et orientale qu’il pense les plus vulnérables. Ainsi, en 2022, les importations de gaz russe sont passées de 45% à 15%, ce qui représente une baisse significative. Par la suite, les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté. Par conséquent, fin 2024, malgré la fermeture de la route ukrainienne, les importations de gaz russe représentaient encore 19% du total.

Fait inédit, des sanctions visant directement le gaz russe ont commencé à être mises en œuvre à partir de juin 2024. Jusque- là, seules les importations de pétrole et de charbon faisaient l’objet de sanctions, le gaz étant resté à l’écart en raison d’une dépendance trop forte pour obtenir l’unanimité nécessaire.

Il y a juste un an, en juin 2024, les Européens se sont toutefois accordés sur une mesure stratégique : interdire l’usage des ports européens pour l’exportation de gaz russe vers l’Asie. Cette décision, entrée en vigueur en mars 2025, prive Moscou de revenus potentiels importants.

La Commission est même allée plus loin le 17 juin 2025 en proposant d’acter juridiquement la rupture avec les importations de gaz russe, une mesure qui nécessite la majorité qualifiée pour être adoptée. Malgré l’opposition de la Hongrie et de la Slovaquie, l’Europe avancera: c’est une nécessité assumée par le Commissaire européen, Dan Jorgensen. L’objectif est désormais clair : acter juridiquement l’engagement politique de Versailles et faire en sorte que plus aucune molécule de gaz russe ne circulera dans l’Union européenne d’ici fin 2027. L’Europe tourne ainsi la page de l’illusion de fiabilité du gaz russe.

Comment l’Union européenne peut-elle repenser sa stratégie énergétique pour intégrer durablement sa dimension conflictuelle et renforcer sa résilience par rapport aux chocs géopolitiques ?

Il est désormais évident que l’Union européenne doit prendre en main son destin énergétique. Elle est une puissance économique majeure, mais sans autonomie énergétique, elle ne peut pas véritablement peser sur la scène stratégique mondiale.

C’est précisément ce que vise le plan REPowerEU, adopté en mai 2022 : redonner à l’Union sa puissance, en s’émancipant de ses dépendances.  En parallèle, l’Union s’est dotée d’une stratégie industrielle avec un objectif très clair: produire en Europe au moins 40 % d’une vingtaine de technologies vertes d’ici 2030. Maintenant que ces lignes directrices ont été tracées,  le défi est celui de la mise en œuvre.

Du côté énergétique, la stratégie repose sur trois piliers. Diversification gazière à court terme pour disposer d’une vraie palette de grands fournisseurs, comme la Norvège et les États-Unis. Ensuite, électrification des usages grâce aux énergies renouvelables et aux petits réacteurs nucléaires. Enfin, modération de la demande, notamment grâce à des actions ciblées dans le secteur du bâtiment, où d’importantes économies d’énergie peuvent encore être faites.

Sur le plan industriel, l’obstacle majeur est bien connu : le coût final de l’énergie. Tant que ce coût reste élevé, il est difficile de réindustrialiser ou de relocaliser des filières stratégiques. Or, 30 à 40 % de ce coût sont liés à la fiscalité. C’est une problématique qu’il faut gérer de toute urgence. Le coût final de l’énergie est porté également par des taxes importantes. Aujourd’hui, 30 à 40 % du coût final de l’énergie dépend de la taxation. Par exemple, en France, le gaz est plus taxé que l’électricité. Doit-on rester dans un tel schéma ou pas ? Ce sont des décisions politiques à prendre.

À cela s’ajoute une autre priorité : finaliser le marché intérieur de l’énergie. Ce marché inachevé constitue un frein majeur. Sa consolidation permettrait, selon la Commission, une baisse des prix de l’électricité d’environ 30 %. Mais cela suppose un engagement politique fort des États membres.

En Europe centrale, la Hongrie et la Slovaquie s’appuient sur les questions de sécurité énergétique pour s’opposer à des sanctions contre la Russie. Comment l’Union Européenne répond à cela ? Peut-elle vraiment réagir ?

L’unité européenne est à la fois sa plus grande force et l’un de ses points de vulnérabilité majeurs. L’énergie, parce qu’elle touche au cœur de la souveraineté nationale, suscite de profondes divergences entre États membres. Le nucléaire civil, par exemple, reste un sujet de discorde.

Pourtant, un moment de convergence fort a eu lieu avec le sommet de Versailles, en mars 2022. Et si la Hongrie et la Slovaquie s’opposent régulièrement à certaines orientations, elles restent marginales dans les équilibres de décision. La majorité qualifiée permet aujourd’hui d’avancer.

Il faut rappeler que les dirigeants hongrois et slovaques, comme Viktor Orbán ou Robert Fico, s’appuient sur une énergie peu coûteuse pour maintenir leur base électorale. Mais ils dépendent aussi fortement des financements européens pour moderniser et diversifier leurs infrastructures, ce qu’ils font activement.

L’Europe de l’énergie avance donc, même si c’est parfois en ordre dispersé. La Slovaquie et la Hongrie restent des marchés modestes à l’échelle européenne. Et paradoxalement, c’est la France qui, aujourd’hui, importe le plus de GNL russe.

Quant à Nord Stream, malgré certaines voix aux États-Unis évoquant un possible engagement avec la Russie, le cap est maintenu. Le chancelier Merz a été très clair : il n’y aura pas de retour en arrière. Une position d’autant plus significative que le gouvernement allemand faisait face à de fortes pressions internes sur ce sujet.

En effet, la France est première dans les importations de gaz naturel liquéfié russe. Ces importations sont-elles destinées à une consommation domestique, ou à être ré-exportées vers d’autres pays européens ?

Jusqu’en mars 2025, les ports français étaient encore utilisés pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Russie. Les nouvelles sanctions européennes ont mis fin à cette pratique.

Toutefois, la traçabilité du GNL reste très limitée. En raison des interconnexions et des mélanges de flux dans le réseau européen, une partie de ce gaz finit inévitablement par alimenter le marché intérieur.

En parallèle, 14 États membres ont pris une décision forte : ils n’importent plus aucune forme de gaz russe, certains allant jusqu’à inscrire cette rupture dans leur législation nationale. C’est un exemple clair d’alignement entre politique énergétique et réalité géopolitique. À l’horizon 2027, cette dynamique sera consolidée au niveau européen grâce à des lois spécifiques qui mettront définitivement fin à l’importation de gaz russe dans l’Union.

Pour rester sur le flanc Est, une région en particulier joue un rôle important sur l’énergie : La mer Noire. Comment voyez-vous la région et ses différents atouts ?

La mer Noire est clairement le nouveau pôle de la géopolitique du gaz en Europe. La Roumanie y joue un rôle important grâce à ses réserves offshore. Elle est même devenue le premier producteur de gaz de l’Union européenne, après la fermeture progressive du champ de Groningue aux Pays-Bas.

À partir de 2027, le champ Neptune Deep sera opérationnel, et la Roumanie pourra également exporter du gaz. L’enjeu principal sera alors la connexion efficace de la Roumanie, qui a déjà réalisé des progrès notables avec le système BRUA. Il faudra renforcer ce réseau avec une approche stratégique en mer Noire, afin de permettre à la Roumanie d’assumer pleinement son rôle d’exportateur net de gaz au sein de l’Union européenne.

Un des leviers de l’autonomie énergétique européenne consiste à utiliser davantage de gaz produits en Europe — notamment roumain ou norvégien — ainsi que du biogaz. Il existe aussi des ressources offshore en Turquie, mais cela nous ramène à des enjeux de dépendance.

Finalement, ce que nous enseignent la crise avec la Russie et d’autres crises passées, c’est qu’il faut éviter à tout prix les dépendances, en particulier vis-à-vis de régimes autoritaires. Lier notre autonomie et notre liberté à de tels régimes est toujours un risque — et la Russie en a fourni l’illustration la plus éclatante.

La trajectoire doit donc être celle de la sortie des énergies fossiles. D’autant plus que nous avons, en achetant du gaz russe, contribué au financement de la guerre en Ukraine. Il est aujourd’hui évident qu’il faut exploiter pleinement les réserves de la mer Noire, tout en évitant de créer de nouvelles dépendances stratégiques hors de l’Union européenne.

Comment éviter les dépendances futures, notamment envers le GNL américain à court terme et envers la Chine avec les matériaux critiques pour la transition verte, tout en décarbonant notre mix énergétique ?

La dépendance au gaz américain peut être progressivement réduite grâce à la décarbonation de notre mix énergétique. Toutefois, à court terme, ce gaz reste indispensable. Pour en limiter la dépendance, il est essentiel de diversifier autant que possible nos sources d’approvisionnement. Malgré les tensions dans les relations transatlantiques, les États-Unis demeurent une démocratie — ce qui les distingue fondamentalement de la Russie. Cela dit, il n’est pas souhaitable de lier notre sécurité énergétique à l’issue d’un scrutin dans un État pivot tous les quatre ans. Nous ne pouvons pas nous le permettre.

S’agissant de la Chine, deux aspects méritent d’être soulignés. Premièrement, les matières premières critiques, où la Chine a le leadership. Donald Trump lui-même en a fait un axe central de sa stratégie géopolitique. Pour l’Union européenne, une production locale et une diversification accrue sont possibles, et même en cours. Des accords de libre-échange, déjà conclus avec le Chili ou le Canada, s’inscrivent dans cette dynamique.  Le prochain grand accord dans ce sens est celui avec le Mercosur. Je milite activement pour qu’il soit ratifié, car je pense qu’il est bénéfique pour la France et pour l’Union européenne dans son ensemble.

Le second point relève de la politique industrielle. Il est impératif de bâtir une stratégie industrielle ambitieuse pour les énergies bas carbone : renouvelables, batteries, petits réacteurs. Nous parlons ici de leadership technologique. Nous avions ce leadership, nous ne l’avons plus, donc il faut le reprendre. Pour cela, il faut réunir les conditions de compétitivité qui nous font aujourd’hui défaut. J’ai évoqué le coût de l’énergie, mais il faut également mentionner le poids des impôts de production, en particulier en France. En maintenant ce niveau de fiscalité, nous finançons l’industrie chinoise.

Enfin, s’agissant de notre dépendance à la Chine, elle diffère de celle que nous avons connue avec la Russie. Il ne s’agit pas d’un risque de coupure brutale, mais d’une dépendance industrielle, plus diffuse mais tout aussi stratégique.

L’Union européenne est-elle en position de force ou de faiblesse face à la dépendance croissante au GNL américain, notamment dans le cadre de relations transatlantique qui se complexifient ?

En réalité, il faut rappeler que tout cela s’inscrit dans le cadre d’un accord signé en 2022 à Bruxelles avec Joe Biden. Cet accord prévoit une augmentation progressive des importations de GNL américain jusqu’en 2027. Donald Trump souhaite aller plus loin : il souhaite que l’Europe importe non seulement du GNL, mais l’ensemble de son énergie depuis les États-Unis. Quoi qu’il en soit, à moyen terme, nous aurons effectivement besoin du GNL américain. Mais je le répète : nous ne sommes pas dépendants d’un seul fournisseur. D’autres partenaires existent — la Norvège, par exemple, ou encore la Roumanie, qui augmentera sa production d’ici 2027.

Il faut par ailleurs souligner que le marché du GNL est un marché global. Il repose certes sur des contrats à long terme, mais aussi sur un marché spot, avec une grande diversité d’opérateurs et de pays fournisseurs. Nous ne sommes donc pas dans un modèle de dépendance unilatérale, comme ce fut le cas avec la Russie. Il existe, bien sûr, un risque lié à l’imprévisibilité de Donald Trump. Mais les États-Unis restent une démocratie — du moins, je l’espère. Et surtout, en important du GNL américain, nous ne finançons pas la guerre en Ukraine. C’est un point essentiel à rappeler, notamment pour l’opinion publique française.

Comment construire un mix énergétique durable qui garantisse la prospérité de l’Europe, tout en assurant la diversification des approvisionnements et en réduisant notre dépendance à la Russie ? Est-ce possible ?

Oui, je pense que la réponse est clairement positive. La trajectoire est déjà définie : il s’agit désormais de la mettre en œuvre de manière concrète. D’ici 2030, il est impératif de diversifier au maximum nos approvisionnements afin de sortir des contrats de fourniture conclus avec la Russie. Parmi les alternatives figurent, une fois encore, la Norvège, les États-Unis, le Qatar, l’Azerbaïdjan et la Roumanie. C’est notre mix gazier post-russe.

Mais il ne suffit pas de diversifier les fournisseurs : il faut amorcer la sortie progressive du gaz naturel lui-même. Le biométhane représente, à ce titre, une solution prometteuse et un revenu complémentaire pour nos agriculteurs. Certains pays européens sont d’ailleurs déjà très avancés dans ce domaine.

Quoi qu’il en soit, le système énergétique européen connaîtra une transformation majeure d’ici 2030 : nous allons basculer vers un modèle largement fondé sur l’électricité. Celle-ci proviendra principalement des énergies renouvelables et du nucléaire civil. Il faut toutefois garder à l’esprit que ces deux sources ne suivent pas les mêmes temporalités.

Dans un premier temps, ce sont les renouvelables qui prendront le relais, avec notamment l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments — une ressource encore largement sous-exploitée. L’éolien offshore sera également une option pertinente pour les pays qui choisiront de l’adopter.

Le nucléaire civil, quant à lui, n’interviendra que plus tard. Si les petits réacteurs modulaires sont validés, leur mise en service pourrait commencer autour de 2035. Les réacteurs conventionnels, eux, n’entreront en fonction qu’après 2040. D’ici là, la priorité doit être donnée aux renouvelables pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Car tant que nous restons attachés à ces énergies, nous restons aussi dépendants de régimes autoritaires ou instables. Même si nous ne finançons plus la guerre en Ukraine, nous continuons, d’une manière ou d’une autre, à soutenir des autocraties ailleurs dans le monde.

Cette transition vers un système électrique soulève également des enjeux cruciaux : politique industrielle, accès aux matières premières critiques, mais aussi cybersécurité. Le risque cyber est bien réel dans le secteur de l’énergie. On l’a vu récemment en Espagne : lorsqu’un système tombe en panne, c’est tout un pays — son économie, ses services essentiels — qui se retrouve paralysé.

Ce sujet mérite donc une vigilance absolue. L’Union européenne travaille actuellement à l’établissement de nouveaux standards de cybersécurité pour renforcer la résilience des dispositifs connectés.

À l’horizon 2030, deux grandes transitions — la transition verte et la transition numérique — convergeront au cœur de notre quotidien énergétique. Cela transformera nos vies. Chaque citoyen deviendra à la fois producteur et consommateur d’électricité. Nos véhicules, nos appareils, nos bâtiments seront tous connectés aux réseaux. C’est une toute nouvelle réalité énergétique qui se dessine.

Quel rôle les grandes entreprises, en particulier les multinationales de l’énergie comme Total, peuvent-elles jouer dans la convergence des transitions énergétique et numérique ? Sont-elles des moteurs de transformation pour accélérer la transition, ou cherchent-elles parfois à en ralentir le rythme pour préserver leurs intérêts ?

Dans mon livre, j’explique que ces grandes entreprises, qui étaient à l’origine des entreprises d’État intégrées, bénéficiaient d’une légitimité forte. Elles ont largement contribué à la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque Jacques Delors a lancé le projet du marché unique, le marché européen de l’énergie en faisait pleinement partie. Ce projet a constitué une véritable révolution copernicienne : il visait à intégrer des marchés nationaux historiquement dominés par une seule entreprise, maîtrisant l’ensemble de la chaîne énergétique — de l’approvisionnement à la distribution. L’objectif était alors d’introduire de la concurrence, pour faire baisser les prix et offrir davantage de choix aux entreprises comme aux consommateurs.

Plus récemment, Enrico Letta a publié un rapport soulignant que le marché de l’énergie reste l’un des rares marchés européens encore inachevés. Pourquoi ? Parce que de nombreux freins subsistent. La logique dominante demeure la suivante : investir dans des entreprises énergétiques à l’étranger, oui ; mais ouvrir son propre marché national à la concurrence étrangère, non. C’est précisément ce qui bloque l’achèvement du marché unique de l’énergie.

L’un des chantiers prioritaires pour surmonter ces obstacles est celui de l’interconnexion. Une meilleure interconnectivité permettrait une circulation plus fluide des flux énergétiques, avec un bénéfice direct pour les consommateurs. Dans le cadre de la transition vers l’électricité, cette capacité d’interconnexion devra être fortement renforcée. C’est un chantier majeur pour les années à venir, indispensable pour concrétiser un projet lancé dès les années 1990. Des avancées significatives ont déjà été réalisées, malgré une Union marquée par la diversité — voire parfois par des oppositions entre ses membres.

Mais il ne faut pas oublier que ce marché, même imparfait, a joué un rôle décisif en matière de sécurité énergétique. En 2022, lorsque Vladimir Poutine a coupé le gaz, les flux ont pu être redirigés là où ils étaient nécessaires — ce qui n’avait pas été possible en 2009.


Retrouvez l’ouvrage d’Adina Revol – Rompre avec la Russie : Le réveil énergétique européen

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