Moldavie : les enjeux d’un scrutin décisif pour son avenir européen

Cet article a été écrit par Jules Bigot, contributeur chez Euro Créative. Les propos dans l’article ci-dessous n’engagent que l’auteur de cet article. 

Un an après l’élection présidentielle et le référendum constitutionnel, la Moldavie est à nouveau appelée aux urnes, le 28 septembre prochain, pour élire son parlement. En 2024, au terme d’un scrutin marqué par un clivage géopolitique fort et des ingérences russes massives, le peuple moldave avait réélu la présidente pro-européenne Maia Sandu et choisi d’inscrire l’objectif de l’adhésion à l’Union européenne dans sa Constitution. En 2025, le scrutin promet d’être animé par les mêmes dynamiques.

En effet, pour mettre en œuvre son programme, la présidente espère pouvoir compter, comme lors de son premier mandat, sur le soutien d’une majorité pro-européenne. Cependant, l’unité des partis de gauche pro-russe au sein du bloc « Patriotic » (Parti socialiste, Parti communiste, Viitorul Moldovei, Inima Moldovei), ainsi que le poids d’acteurs politiques à l’orientation géopolitique nébuleuse, rendent incertaine l’obtention d’une nouvelle majorité absolue par le parti de Maia Sandu, le PAS. Cet article propose un panorama des différents enjeux qui devraient façonner les dernières semaines de la campagne ainsi que le résultat de l’élection du 28 septembre prochain.

Le résultat des partis pro-européens

L’enjeu principal à surveiller, en ce qui concerne l’avenir européen de la Moldavie, est le résultat des partis pro-européens. Leur principal représentant est actuellement le parti Action et Solidarité (PAS), de la présidente Maia Sandu. Lors de la législature précédente (2021-2025), celui-ci bénéficiait d’une majorité confortable de 62 députés sur 101, qui avait permis au pays d’avancer à grands pas sur le chemin de l’intégration européenne. En mars 2022, au lendemain de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la Moldavie avait déposé sa candidature à l’adhésion à l’Union européenne. Après avoir obtenu le statut de candidat, puis le feu vert pour l’ouverture des négociations d’adhésion, la majorité sortante s’était attelée à mettre en œuvre les réformes nécessaires à l’harmonisation du droit national avec l’acquis communautaire. Le gouvernement attend désormais l’ouverture du premier cluster de chapitres de négociation, relatif aux « fondamentaux ».  Le véto hongrois, en juin dernier, à l’ouverture de ces chapitres pour l’Ukraine (dont le processus d’adhésion à l’UE est couplé à celui de la Moldavie), a jusqu’ici empêché les autorités de Chisinau de franchir cette étape importante.

Si sur le plan international ces efforts ont permis à la Moldavie d’obtenir un soutien important de la part de ses partenaires européens, sur le plan national, le PAS termine la mandature esseulé, ayant refusé toute collaboration avec les autres partis pro-européens. Or, à l’heure où les sondages créditent le parti de Maia Sandu d’environ 33 % des voix[1], ce qui correspondrait à 41 sièges au parlement, l’obtention d’une majorité semble plus qu’incertaine.

De leur côté, les autres partis pro-européens tels que le bloc « Împreună », LOC, CUB ou encore Platforma DA peinent à exister. L’électorat pro-européen est en effet monopolisé par le PAS, tandis que le clivage géopolitique important qui caractérise l’échiquier politique moldave rend difficile l’existence d’une véritable opposition pro-européenne. Privés de tout espace politique, ces partis ne disposent ni des ressources financières, ni des ressources humaines nécessaires pour concurrencer le PAS, et se contentent pour l’instant de jouer le rôle de réservoir de voix pour les partis plus importants. Les résultats de ces différents partis, le 28 septembre prochain, seront importants à suivre, car le moindre siège qu’ils parviendraient à briguer au parlement (en dépassant le seuil des 5 % requis pour y entrer), pourrait s’avérer crucial pour la formation d’une coalition pro-européenne.

Le résultat des partis pivots

Depuis quelques mois, un nouvel objet politique difficilement identifiable est apparu sur la scène politique moldave : le bloc « Alternativa ». Formé en janvier 2025 à l’initiative du maire de Chișinău Ion Ceban, celui-ci rassemble son parti, MAN, ainsi que le PDCM et le Congrès-Civique (CC). Bien que cette nouvelle formation politique se présente comme pro-européenne, le parcours de ses figures de proue, que sont Ion Ceban, Alexander Stoianoglo, Ion Chicu et Mark Tkaciuk, fait douter de la sincérité de cet engagement.

Le sulfureux maire de Chișinău a, en effet, été un ardent défenseur d’un rapprochement avec la Russie, allant jusqu’à manifester à Bruxelles contre l’accord d’association avec l’UE en 2014[2], ou à se faire conseiller, lors de sa campagne municipale en 2019, par un expert en ingénierie électorale issu du FSB[3]. Depuis juillet dernier, Ion Ceban est par ailleurs visé par une interdiction d’entrer en Roumanie et dans l’espace Schengen en raison de la « menace à la sécurité nationale qu’il représenterait[4] ». Candidat malheureux du parti socialiste pro-russe lors de la présidentielle de 2025, Alexander Stoianoglo avait quant à lui boycotté le référendum sur l’intégration européenne, et bénéficié du soutien d’Ilan Shor, oligarque fugitif proche du Kremlin. Ion Chicu, pour sa part, fut conseiller en politique externe de la Première ministre communiste Zinaida Greceanîi, elle aussi pro-russe, entre 2008 et 2009, avant d’être un éphémère Premier ministre socialiste entre 2019 et 2020. Enfin, Mark Tkaciuk, surnommé « l’idéologue du parti communiste », fut le conseiller du président Voronin jusqu’en 2008, avant de militer en 2014 pour l’organisation d’un référendum sur l’adhésion de la Moldavie à l’Union eurasiatique[5].

Le 7 février dernier, lors de la conférence de presse de lancement d’Alternativa, Ion Ceban déclarait : « Pour éviter toute ambiguïté, nous sommes favorables à l’intégration européenne […], nous parlons et nous écrivons roumain [n.d.l.r : et non le moldave, construction soviétique à consonance pro-russe], […] et nous savons qu’il y a une guerre et une agression contre l‘Ukraine[6] ». Cette conversion soudaine d’anciens fervents pro-russes peut s’expliquer par la volonté du maire de Chișinău de capter l’électorat majoritairement pro-européen de la capitale, auprès duquel il jouit d’une popularité certaine. Cette stratégie porte pour l’instant ses fruits, puisqu’Alternativa est crédité d’environ 11 % des suffrages[7], ce qui lui garantirait 13 sièges au parlement et un rôle de parti pivot. Un tel scénario mettrait un PAS vainqueur mais sans majorité face à un dilemme difficile à résoudre : faire confiance à ce bloc timidement pro-européen et risquer de mettre un coup de frein au processus d’adhésion à l’UE ? Ou refuser une telle coalition et risquer de voir advenir une alliance à tendance pro-russe entre les blocs « Patriotic » et « Alternativa » ?

Un autre acteur politique qui pourrait jouer un rôle dans la formation d’une majorité est Renato Usatîi. Vieux routier de la politique moldave, l’ancien maire de Bălți (deuxième ville du pays), qui dirige aujourd’hui le Partidul Nostru, fut candidat à plusieurs reprises aux élections législatives (2014 – disqualifié, 2021) et présidentielles (2020, 2024). Son langage rustique ponctué d’argot russe ainsi que ses mises en scène sur les réseaux sociaux lui confèrent une image sympathique auprès d’une partie de l’électorat, qui compense son absence relative de programme politique. Cette posture pourrait lui permettre de récupérer les voix d’électeurs déçus du PAS, notamment dans les zones rurales et dans la diaspora. Lors de l’élection présidentielle de 2024, Renato Usatîi avait obtenu un score honorable de 13,79 % des voix, tandis que les sondages créditent sa liste d’environ 9% des suffrages[8] pour le scrutin du 28 septembre prochain. Sa plasticité politique pourrait lui permettre de peser dans la constitution d’une majorité, quelle que soit son orientation géopolitique.

Le vote de la diaspora

La diaspora représente une part importante de l’électorat moldave. Lors du référendum de 2024, ses électeurs représentaient 15 % de la participation totale, et leur vote en faveur de l’intégration européenne (76 %) avait permis au « oui » de l’emporter in-extremis. Aussi, au second tour de l’élection présidentielle, près de 30 % du score obtenu par Maia Sandu provenait de cette même diaspora. Lors de ce scrutin, les bureaux de vote ouverts dans des États membres de l’UE représentaient 74 % du total des bureaux de vote ouverts à l’étranger[9]. Ce chiffre sera le même pour les élections du 28 septembre prochain.

Le vote de la diaspora est donc important et majoritairement pro-européen, mais il n’est pas certain que la popularité de Maia Sandu en son sein s’étende également à son parti. Certaines figures du PAS sont en effet assez impopulaires, tandis que le bilan de la majorité sortante en matière de réforme de la justice est largement critiqué. Il sera, dès lors, intéressant d’observer si l’on assiste ou non à un effritement de la base électorale de Maia Sandu, soit par l’abstention, soit par la dispersion de ces voix vers des candidats tels qu’Ion Ceban ou Renato Usatîi.

Les ingérences russes

L’un des enjeux importants de ce scrutin sera également l’ampleur des ingérences russes. En 2024, la Moldavie avait été le triste laboratoire des méthodes d’ingérences russes. Achat de voix, transport d’électeurs, campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux, alertes à la bombe dans les bureaux de vote, financement direct ou indirect de partis politiques, Moscou avait alors tout tenté pour influencer le résultat du référendum et de l’élection présidentielle. Malgré un moment de frayeur pour les pro-européens d’ici et d’ailleurs, le « oui » à l’intégration européenne l’avait finalement emporté, et Maia Sandu fut réélue présidente.

En vue du scrutin législatif du 28 septembre, la Russie poursuit son offensive contre la démocratie moldave. Fin juillet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, accusait Chisinau de limiter le droit de vote des Moldaves vivant en Russie[10]. Quelques jours plus tard, son collègue, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, s’en prenait également aux autorités moldaves, leur prêtant l’intention de « falsifier le résultat [du vote] dans la diaspora[11] ».

Dans le même temps, l’oligarque fugitif Ilan Shor, exilé à Moscou, déclarait publiquement sur son canal Telegram son intention de « verser un salaire mensuel de 3 000 dollars[12] » aux participants des manifestations anti-gouvernementales qu’il organise. La police a depuis procédé à plusieurs perquisitions et arrestations de personnes impliquées dans ce schéma de corruption.

L’organisation non-gouvernementale russe Evrazia, proche d’Ilan Shor et du Kremlin et sanctionnée par les États-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni pour tentative de déstabilisation de la Moldavie, se trouve également au cœur du système d’ingérences russe. En avril et mai dernier, les autorités de Chisinau révélaient qu’Evrazia avait organisé le transport de prêtres[13] et de professeurs[14] moldaves en Russie, où ces derniers ont participé à des formations qualifiées « d’activités d’endoctrinement ». En ciblant ainsi les agents de transmission que sont les prêtres et les professeurs au sein de la société moldave, la Russie démontre le caractère extrêmement structuré de son offensive contre la Moldavie.

Sur les réseaux sociaux aussi l’offensive est structurée. L’ONG WatchDog.md révélait, en juin dernier, avoir identifié un vaste réseau de profils dormants liés à Ilan Shor (et similaires à ceux utilisés par Calin Georgescu, candidat d’extrême droite arrivée en tête du premier tour de l’élection présidentielle roumaine annulée de 2024), prêts à déverser des contenus de propagande pro-russe dans l’espace public[15]. Aussi, une campagne d’usurpation d’identité visuelle de grands médias occidentaux (Deutsche Welle, Der Spiegel, EuroNews) avait été mise au jour par le site d’information The Insider en juin dernier[16].  Celle-ci visait à saper la confiance d’une partie de l’électorat en l’Union européenne, ainsi qu’à brouiller la cohérence des messages des partis pro-européens.

Lors d’un déplacement en Moldavie, le 27 août pour la fête de l’indépendance, le chancelier allemand Friedrich Merz rappelait, aux côtés du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre polonais Donald Tusk, qu’il « ne se passe pas un jour sans que la Russie ne lance des attaques hybrides massives » contre « la démocratie moldave[17] ». Si la Moldavie avait démontré sa résilience face aux ingérences russes en 2024, elle devra redoubler de vigilance en 2025, tant les moyens mis en œuvre par la Russie pour la détourner de son chemin vers l’intégration européenne sont importants. Les partenaires occidentaux de la Moldavie devront également porter un œil attentif à ces méthodes de déstabilisation qui pourraient bientôt être utilisées à l’encontre de leurs démocraties.

Le retour de Plahotniuc

L’autre élément, aussi déterminant qu’imprévu, qui pourrait avoir un impact sur la campagne électorale, est le possible retour en Moldavie de Vladimir Plahotniuc. En effet, le 21 juillet dernier, l’oligarque, qui exerçait un contrôle presque total sur l’État moldave au tournant des années 2015, était arrêté en Grèce. Celui-ci était visé par un mandat d’arrêt international pour son implication dans le « casse du siècle » (scandale financier où l’équivalent de 8% du PIB du pays avait disparu des banques nationales en 2014, et dans lequel Ilan Shor est également impliqué).

Les autorités de Chisinau se sont, dans un premier temps, réjouies de cette arrestation, promettant de faire extrader l’ancien président du Parti démocrate pour que celui-ci soit jugé en Moldavie. Dans un message audio enregistré depuis sa cellule à Athènes et relayé sur les réseaux sociaux par son avocat, Plahotniuc a confirmé sa volonté d’être extradé, tout en annonçant la reprise de ses activités politiques. Au même moment, le PDMM, un parti jusqu’ici dormant et qui fut l’un des successeurs du Parti démocrate de l’oligarque, reprenait soudainement de l’activité. Plusieurs élus locaux rejoignaient alors les rangs du parti, tandis que celui-ci déposait officiellement sa candidature à l’élection législative. Le 29 août, la Commission électorale centrale invalidait finalement cette candidature sur la base d’informations reçues des services de sécurité moldaves invoquant « l’existence d’actions subversives potentielles, menées par le biais du PDMM et coordonnées par des personnes faisant l’objet de mesures restrictives internationales[18] ».

Ce semblant de retour en politique, qui pourrait coïncider avec le retour physique de l’influent oligarque en Moldavie a tout pour inquiéter la majorité sortante, selon l’analyste Corneliu Ciurea, qui estime que « sa présence influencera [la campagne], sans que le gouvernement ne sache dans quel sens elle l’influencera[19] ». Depuis l’arrestation de Vladimir Plahotniuc, la question qui anime les débats télévisés est celle de savoir s’il est raisonnable ou non d’extrader un homme aussi influent vers un système judiciaire encore gangréné par la corruption de l’ère Plahotniuc, et ce, en pleine campagne électorale. C’est un feuilleton qui n’a pas encore dit son dernier mot, et qu’il conviendra de suivre avec attention.

Conclusion

L’enjeu du scrutin du 28 septembre prochain est donc de taille. De son résultat dépendra en effet l’orientation géopolitique de la Moldavie et l’accélération ou non de son rapprochement avec l’Union européenne. Épaulés par les partis pivots, le camp pro-européen (mené par le PAS) comme le camp pro-russe (mené par le bloc « Patriotic ») peuvent espérer remporter une majorité absolue. Le morcellement géopolitique de l’offre politique ainsi que les tentatives d’ingérences russes dans le scrutin rendent cependant son issue incertaine, promettant une fin de campagne animée. En attendant le dénouement, le 28 septembre, la Moldavie retient son souffle, tandis que la Russie et les Européens, eux, surveilleront de près le résultat de cette élection qui pourrait être synonyme de revers d’influence pour l’une ou l’autre puissance.

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[1] Sondage Idata, 20 août 2025

[2] https://www.zdg.md/stiri/video-socialistii-la-bruxelles-au-fost-alungati-pentru-ca-nu-aveau-autorizatie/comment-page-1/

[3] https://www.rise.md/articol/agentii-fsb-responsabili-de-moldova/

[4] https://www.digi24.ro/stiri/externe/moldova/primarul-chisinaului-a-fost-interzis-in-romania-reprezinta-un-risc-la-adresa-securitatii-nationale-3318879

[5] https://www.zdg.md/investigatii/dosar/video-alternativa-pro-europeana-a-unor-politicieni-cu-state-vechi-si-trecut-pro-rus/

[6] https://www.youtube.com/watch?v=dLPw4z_prwE

[7] Sondage Idata, 20 août 2025

[8] Sondage Idata, 20 août 2025

[9] https://a.cec.md/ro/20-octombrie-2024-18425.html

[10] https://www.interfax.ru/russia/1038787

[11] https://www.rfi.fr/ro/republica-moldova/20250811-chișinău-cec-și-mae-condamnă-declarațiile-oficialilor-ruși-legate-de-falsificarea-votului-în-diasporă-și-denunță-campanii-de-dezinformare

[12] https://romania.europalibera.org/a/oligarhul-prorus-ilan-şor-ofera-3-000-de-dolari-pe-luna-pentru-participanti-la-proteste-antiguvernamentale-in-r-moldova/33500710.html

[13] https://tv8.md/2025/05/14/video-profesori-moldoveni-instruiti-la-moscova-de-evrazia-afiliata-lui-sor-risca-sanctiuni/281543

[14] https://radiomoldova.md/p/50289/preoti-moldoveni-au-participat-la-pelerinaje-in-rusia-sprijinite-de-organizatia-evrazia–aflata-sub-sanctiuni-internationale-mitropolitul-confirma

[15] https://www.zdg.md/stiri/analiza-watchdog-retea-de-mii-de-pagini-generate-automat-pe-facebook-pentru-a-deturna-discursul-public-afiliate-lui-ilan-sor/

[16] https://theins.ru/en/news/282348

[17] https://www.youtube.com/watch?v=PwUA5Qsg418

[18] https://www.zdg.md/stiri/politic/ultima-ora-cec-respinge-cererea-pdmm-afiliat-lui-plahotniuc-de-inregistrare-la-alegerile-parlamentare-asp-a-retras-definitiv-formatiunea-din-lista-partidelor-care-pot-participa-la-alegeri/

[19] https://stiri.md/article/politica/experti-revenirea-lui-plahotniuc-bomba-cu-ceas-in-campania-electorala

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