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Participation à la Munich Young Security Conference

La semaine dernière, l’équipe d’Euro Créative a eu l’opportunité de participer à la première édition de la Munich Young Security Conference. Cet évènement, destiné aux étudiants, aux doctorants ainsi qu’aux jeunes professionnels spécialisés sur les questions de défense et de sécurité, se déroulait alors en parallèle de la très célèbre Munich Security Conference.

Cet évènement fut organisé par le think tank français EuropaNova en partenariat avec différents organismes tels que BayFrance, les Stiftungs allemands Friedrich Naumann et Thomas Dehler ou encore l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse. Nous les remercions vivement tout en espérant que l’aventure pourra se poursuivre l’année prochaine !

@Ferdinand Knapp – Thomas Dehler Stiftung

Ces deux jours de conférences et de workshops ont permis à l’équipe d’Euro Créative de participer à des débats enrichissants sur les développements en cours au niveau de la sécurité européenne. Durant ce weekend, la proximité entre les experts invités et les jeunes professionnels a permis des discussions franches et engagées autour de nombreux sujets tels que le développement des capacités européennes de défense, le futur des relations entre l’UE et l’OTAN ou encore les menaces hybrides de sécurité (cybersécurité, flux migratoires, risques sanitaires, etc).

A chaque fois, la problématique de l’unité politique européenne est revenue sur le devant de la scène. Comment parvenir à faire de l’UE une entité plus à même de répondre aux défis globaux du XXI° siècle? Tiraillés entre un optimisme béat et un pessimisme très… français, nombre de conférenciers et de participants sont parvenus à proposer des solutions très concrètes pour le développement d’une Europe puissance, ou au moins d’une Europe plus à même de jouer le rôle qui devrait être le sien sur la scène internationale.

@Ferdinand Knapp – Thomas Dehler Stiftung

De son côté, Euro Créative a défendu la nécessité du renforcement de cette unité politique européenne. Selon nous, il s’agit d’une condition nécessaire à la stabilité et à la prospérité du continent européen. Celle-ci ne pourra passer que par un dialogue plus inclusif et plus efficient au sein de l’Union Européenne entre les différents acteurs. Alors que le Brexit se réalise enfin après plusieurs années de tergiversations politico-économiques, les Européens peuvent entrevoir de nouvelles perspectives politiques. Bien évidemment, le couple franco-allemand restera un élément fondamental du dynamisme de l’Union Européenne, cependant d’autres formats de coopération intra-européens devront se développer (à ce titre, la résurrection du Triangle de Weimar doit avoir lieu). Alors que nous fêtons les ’30èmes anniversaires de la réunification européenne’, il est grand temps de réduire la polarisation géographique du projet européen.

En ce qui concerne le domaine de la sécurité et de la défense, il est souvent dit que les divergences stratégiques nationales empêcheront l’UE de devenir une véritable puissance. Les pays européens disposent en effet de différences certaines que cela soit au niveau de leurs cultures, de leurs priorités ou de leurs capacités stratégiques. Et cela continuera ! Toutefois, au-delà de leurs intérêts stratégiques particuliers, ces pays partagent un intérêt stratégique général (bien qu’éminemment national) : le maintien de leur intégrité territoriale et la protection de leurs citoyens. Le renforcement de l’unité politique dans le domaine de la sécurité et de la défense permettra de faire correspondre ces intérêts particuliers à l’intérêt général européen. Cela passant par la mise en place d’un dialogue volontaire et inclusif entre partenaires européens permettant ainsi une prise en compte des perceptions sécuritaires de l’ensemble des européens (prise en compte nécessaire du ‘dilemme sécuritaire Sud-Est’) et une répartition des tâches stratégiques et des rôles de chacun (via des divisions géographiques et thématiques des responsabilités).

Tout comme l’idée d’une Europe fédérale, l’Europe de la Défense n’existera jamais ! Et c’est tant mieux, n’ayons pas peur de le dire. De telles idées ne peuvent rendre compte de la spécificité de l’Union Européenne en tant que structure sui generis et des États Membres (et de leurs peuples) en tant qu’entités constituantes inamovibles – surtout dans ce domaine si particulier. Cependant cela ne doit pas empêcher les Européens de travailler ensemble dans le sens d’une autonomie stratégique et d’une unité politique accrues. Ces avancées représentent des nécessités absolues sans lesquelles les Européens se retrouveront marginalisés au sein du système international. Une marginalisation qui ne pourra conduire qu’à la mise sous tutelle – totale ou partielle – de l’Europe par les grandes puissances. Réveillons-nous et donnons nous les moyens de réussir ! En cela les caractéristiques du prochain budget pluriannuel de l’UE pourraient donner des indications (malheureusement) claires.

@Ferdinand Knapp – Thomas Dehler Stiftung
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