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Milomir Kovačević, le « chroniqueur visuel de Sarajevo »

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Entrevue avec Milomir Kovačević, Photographe, réalisée par Eva Lambert.

Eva Lambert: Monsieur Kovačević, vous êtes né en 1961 à Čajniče, un village aux frontières contemporaines du Monténégro et de la Bosnie-Herzégovine, situé à l’époque dans la partie orientale de la République socialiste de Bosnie-Herzégovine. L’une des six républiques fédérées de la République fédérative populaire de Yougoslavie. Vous commencez la photographie à la fin des années 70 au sein du Club universitaire de photographie de Sarajevo, et votre carrière débute dans la presse yougoslave. En 1986, vous devenez membre de l’Association des journalistes professionnels et, en 1989, de l’Association des artistes, section photographie. Mais avant d’explorer votre vie d’artiste photographe, permettez-moi de revenir brièvement sur votre enfance et vos racines familiales. Pourriez-vous nous parler de votre enfance au sein de la Yougoslavie et de votre « identité yougoslave » ?

Milomir Kovačević: Je suis né à l’époque de la Yougoslavie, dans un petit village un peu plus haut que Čajniče, à la frontière entre la Bosnie et le Monténégro. Ma mère et ma sœur sont nées côté Monténégro et mon père, mon frère et moi-même sommes nés du côté de la Bosnie. Très jeune je me suis installé à Sarajevo, aux alentours de 1965-1966. Ainsi, j’ai peu de souvenirs de ma vie avant Sarajevo; simplement quelques souvenirs de vacances côté Monténégro chez mes tantes.

C’est à Sarajevo que j’ai commencé mon éducation, l’école, le lycée puis l’université que j’ai arrêté pour me consacrer à la photographie. J’ai commencé la photo comme un amateur, puis petit à petit cette passion est devenue ma profession. Je suis premièrement devenu photoreporter dans un journal qui s’appelait l’AS. J’ai eu une éducation complète dans le domaine de la photographie, j’ai appris à varier les prises de vues et développer la lecture des photographies.

Je suis né en Yougoslavie, à l’époque de Tito, et je garde de bons souvenirs de cette période. Notre vie était agréable, tranquille, nous n’étions pas riches mais nous recevions une éducation gratuite, une couverture sociale gratuite et partions à la mer chaque année grâce aux aides de l’État. À 17 ans je commence la photo, puis lorsque ma carrière débute, je commence à beaucoup voyager au sein de la Yougoslavie. Ces voyages forgent mon identité yougoslave fondée sur l’idée que la Yougoslavie est notre pays et que tous les gens qui l’habitent sont nos frères.

De ce fait, j’ai tenu des projets de photographies et d’échanges culturels dans chaque ancienne république sans jamais chercher à connaître la nationalité, la religion de chacun. Ce qui m’importait c’étaient les qualités, les passions de chacun.

Eva Lambert: Vous avez également grandi à Sarajevo, une ville que vous allez beaucoup photographier. Pourriez-vous nous parler un peu plus de ce ‘Sarajevo yougoslave’ ? Quels souvenirs gardez- vous de la ville à cette époque ?

Milomir Kovačević: La vie culturelle était aussi très riche à Sarajevo; beaucoup de concerts (Rock Maraton..), de pièces de théâtre. Avec des amis nous avons par exemple organisé des festivals de la photographie. Je considère cette période comme la meilleure époque de ma vie. Selon moi, cette époque était idéale.

Eva Lambert: Revenons maintenant à votre carrière: vous commencez la photographie à la fin des années 70 et votre passion devient vocation dans les années 80, lorsque vous débutez votre carrière dans la presse yougoslave. Votre travail pourrait être relié à la photographie humaniste que Philippe Soupault décrivait par l’expression le « cœur dans les yeux« . En effet, bien que vous photographiez la ville c’est avant tout les gens qui l’habitent qui ressortent de vos travaux. Vous photographiez le public dans des espaces de convivialité et de liberté. Vos photographies sont toujours en noir et blanc. Ainsi, Pourriez-vous nous parler un peu plus des thèmes que vous abordez en photographie ? Et pourquoi le noir et blanc ?

Milomir Kovačević: Au début je photographiais beaucoup la rue, les gens, les marchés aux puces, puis les concerts et la vie culturelle. Je fais partie d’une génération qui a beaucoup développé les festivals de musique à Sarajevo (Poetika Prostora, Rock Uranak, etc…). Puis, à partir des années 90, le Communisme perd en influence et les partis nationalistes se développent.

Le 29 novembre 1989, je me souviens avoir photographié l’anniversaire de la République fédérative populaire de Yougoslavie, fondée par Tito et proclamée le 29 novembre 1945. J’ai également photographié les costumes avec des étoiles rouges portés lors de la célébration du 6 avril, jour de la libération de Sarajevo en 1946. Je me baladais toujours avec mon appareil. J’ai également photographié les premières élections, lors desquelles les partis nationalistes ont fait une coalition pour renverser les Communistes au pouvoir. J’ai renommé cette période « la guerre des affiches » : chaque jour des affiches de campagnes étaient collées, déchirées, recollées. A cette époque, un petit café-galerie, la Crvena Gaerija (Galerie Rouge), ouvre ses portes à Sarajevo et son propriétaire, Veso Djorem, qui est aussi mon ami, m’autorise à exposer mes photos. J’organise alors des expositions, accompagnées de cocktails, avec plus de 50 personnes (ce qui représentait beaucoup pour l’époque).

« On voulait simplement la paix » par Milomir Kovačević

En 1990, les premières élections libres sont marquées par une arrivée au pouvoir des Nationalistes. La guerre commence à se rapprocher et les manifestations pour la paix se multiplient. Le choix du noir et blanc peut être relié à plusieurs raisons. Premièrement, à l’époque nous n’étions pas riches. Nous venions majoritairement de familles d’ouvriers. Mes parents ne m’ont pas aidé à acheter mon appareil photo, c’est moi-même qui ai travaillé pour m’en payer un. De plus, j’ai appris la photographie en noir et blanc, les tirages et j’ai aussi toujours préféré les films en noir et blanc au cinéma. Aujourd’hui encore, je reste fidèle à l’appareil argentique et à la photo en noir et blanc.

Eva Lambert: Ainsi, comme vous venez de l’expliquer, avant la guerre, vous photographiez les manifestions pour la paix, et vous en avez fait une exposition intitulée « On voulait simplement la paix ». Vous photographiez également les concerts de rock et les marchés aux puces, offrant ainsi au public l’image d’une Yougoslavie riche de son cosmopolitisme, engagée et vivante. Ainsi, vous considérez-vous comme un artiste engagé ? Si oui pourquoi ?

Milomir Kovačević: Bien sûr que je suis engagé ! Premièrement, il y a des informations manipulées, aujourd’hui l’identité des gens est réduite à une religion, une nationalité. Or, je n’ai pas été éduqué comme cela et par mes photos, je voulais transmettre autre chose. Au-delà de photographier les manifestations politiques, je défends aussi, par la photo, les valeurs d’égalité et de justice. Je ne cherche pas la misère et ne souhaite pas gagner ma vie en photographiant la misère du monde. Lorsque je photographie quelqu’un, je regarde cette personne à mon niveau, avec beaucoup de respect. Si je choisis de photographier plusieurs portraits dans une série particulière, alors le fond et l’environnement qui entoure chaque individu sera le même : c’est une manière de montrer l’égalité entre chaque personne.

Eva Lambert: Avant d’aborder votre départ pour la France en 1995, revenons à vos photographies réalisées au cours de la guerre. Le 6 avril 1992, la Communauté européenne et les États-Unis reconnaissent l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine, proclamée quelques jours auparavant et déclarée illégitime par les Serbes au pouvoir en Bosnie-Herzégovine et à Belgrade. Refusant cette reconnaissance par la communauté internationale, l’Armée populaire yougoslave commence à se positionner sur les collines ceinturant la ville. Puis du printemps 1992 à la fin de l’automne 1995, débute à Sarajevo un siège de près de quatre ans. Vous étiez à Sarajevo lors de ce siège et vous réalisez plusieurs séries de photographie : portraits de Tito brisés, éclaboussés de sang; pierres tombales des cimetières de Sarajevo; quotidien des habitants de Sarajevo au temps de la guerre. La plupart de ces photographies sont exposées en 1993 et en 1994 dans les galeries d’un Sarajevo assiégé et pour s’y rendre, il fallait risquer sa vie en traversant les rues exposées aux snipers. Pour autant, vous continuez ces expositions. Pourriez-vous nous parler de la manière dont vous avez vécu cette période de siège en tant que Sarajevien et en tant que photographe ?

Milomir Kovačević: C’était assez délicat. Juste avant que la guerre n’éclate à Sarajevo, je suis allé photographier à Krajina, Vukova puis vers Mostar. La manière dont la guerre commence est un peu discutable, chacun possède son propre avis. La date du 6 avril est souvent utilisée pour qualifier le début du siège de Sarajevo. Selon moi, il s’agit plutôt du 2 mai.

La période de siège n’était pas évidente mais j’ai continué à photographier la ville et ses gens. Or, l’environnement avait changé, dès le 2 mai les rues étaient exposées aux tirs de snipers, à 18h tout le monde était rentré chez soi, vous risquiez d’être arrêté ou massacré. Le 2 mai est, selon moi, le premier jour de la guerre directe dans les rues de Sarajevo, et plus spécifiquement dans la rue principale nommée « Mareshal Tito ». La journée fut marquée par les premiers obus, les premiers blessés, le chaos et la panique.

Cependant, je continuais de photographier la ville et de me balader dans les rues, accompagné de mon appareil photo. L’ancien journal dans lequel je travaillais a disparu, c’est pourquoi avec des amis nous avons commencé à faire un nouveau journal parfois quotidien, parfois mensuel. Certains de mes amis et élèves ont décidé de quitter Sarajevo. La vie devenait difficile et les vivres venaient à manquer. Il fallait tout réinventer, tout recommencer à zéro. Nous n’avions pas le temps de penser trop, nous devions agir et continuer la photographie. Mon envie de survivre, de créer et de photographier était plus forte que le danger qui m’entourait.

Eva Lambert: En 1995, vous décidez de partir à Paris, de quitter Sarajevo. Pourquoi avoir choisi Paris comme ville ‘d’exil’ ? Qu’elles étaient vos attentes avant de quitter Sarajevo ? Et qu’en était-il de la réalité une fois sur place ?

Milomir Kovačević: Paris c’était par hasard. Je n’avais jamais pensé venir à Paris, je ne parlais pas français, je n’avais pas d’amis français… Or, pendant la guerre j’ai organisé plusieurs expositions. Francis Bueb (directeur du Centre André Malraux de Sarajevo) s’est rendu à Sarajevo, a vu mes expositions, les portraits de Tito notamment, et m’a dit « Il faut que tu viennes à Paris pour montrer tes photos ». De plus en plus mes amis cherchaient à quitter Sarajevo et à un moment donné, j’ai réalisé que je n’étais nulle part. Alors, grâce à une carte Pass des Nations Unies de 6 mois, j’ai décidé de quitter Sarajevo début janvier.

Je suis arrivé à Zagreb dans un premier temps. Ce fut un véritable choc culturel : après des mois dans le noir, dans la destruction, on se retrouve dans des rues éclairées et vivantes. Je suis resté trois semaines à Zagreb puis j’ai obtenu le visa pour la France et le 22 janvier 1995, ma vie parisienne a débuté. À mon arrivée je logeais dans le 6ème arrondissement de Paris, rue Jacob. Ensuite, j’ai été accueilli par Philippe et la compagnie Les Passagers à Château Rouge dans une chambre de 7 mètres-carrés, dans laquelle j’ai installé un petit laboratoire pour la photographie. Mes amis d’Allemagne, de Londres m’ont envoyé des affaires, de quoi m’habiller puis petit à petit je me suis acclimaté. J’ai appris le français et ai découvert Paris en marchant. Mon amour pour Paris est né, et rapidement une série de photos sur Paris la nuit est sortie. Puis j’ai photographié les cimetières, Le père Lachaise, Montmartre puis les cafés, mes amis, les jeux d’échecs.

Eva Lambert: Votre exposition « Sarajevo dans le cœur de Paris » fait participer d’anciens habitants de Sarajevo ayant émigré à Paris : afin de construire ce projet, vous avez demandé à ces habitants de rapporter un objet représentant leur passé, leur enfance, leur famille. Et vous, quel objet avez/auriez vous choisi ?

Milomir Kovačević: Bien sûr ! Depuis que je suis installé à Paris, j’ai l’impression que tout le monde garde la même image de Sarajevo, de la Bosnie, de la Yougoslavie : toujours les vieilles femmes dans les forêts, les grenades, les snipers, les ruines, la destruction. Or, nous ne sommes pas que ça. Je connaissais sur Paris la majorité des Sarajéviens qui avaient émigrés et je retrouvais un peu de Sarajevo ici, au cœur de la ville. Puis un jour j’ai demandé à chacun de me donner la photo qu’il ou elle avait dans sa poche, dans son portefeuille, de la personne présente dans sa pensée, dans son cœur. Alors, j’ai réalisé, à partir de ces documents, une petite exposition d’une cinquantaine de photos. Chacune et chacun rajoutait alors un petit texte explicatif de la photo : « Pourquoi cette personne est chère à votre cœur ? ». C’est alors que j’ai compris quelle exposition je voulais faire.

J’ai commencé à demander à ces gens de me raconter leurs meilleurs souvenirs de Sarajevo. Cette question a beaucoup interpellé les gens. Habituellement on leur demandait comment était la guerre, s’ils avaient perdu des proches etc., et moi je leur demandais de parler de ce qu’ils ont vécu de positif à Sarajevo et plus largement en Yougoslavie. Ils ont été choqués et plutôt fermés. Mais à force de parler avec eux, ils ont commencé à s’ouvrir à moi. Petit à petit j’ai récolté de plus en plus d’objets divers et de témoignages. Cette étape d’ouverture a duré environ deux ans. Puis grâce à eux, j’ai recréé mon Sarajevo à Paris. À l’époque je travaillais au Louvre pour une publication et certains de mes amis se sont intéressés à l’exposition que j’étais en train de monter. Alors, ils m’ont proposé de créer une maison d’édition et mon premier livre « Sarajevo dans le cœur de Paris » est sorti. Ensuite je me suis rendu aux éditions Robert Delpire et à la galerie « FAIT ET CAUSE » puis ils m’ont demandé d’exposer deux semaines plus tard.

La galerie étant petite, on m’a demandé de limiter mon exposition. Or, cette exposition se composait de 128 objets, de 128 histoires et il était hors de question que je fasse un choix. Finalement, j’ai reçu une autorisation pour exposer l’ensemble de mon œuvre en deux vernissages. Cette exposition a touché tout le monde, pas uniquement les Sarajéviens, puis s’est exportée à Sarajevo plus tard. L’objet que j’ai choisi pour cette exposition est mon appareil photo Nikon, que j’ai acheté juste après mon service militaire. À cette époque je gagnais l’équivalent de 55€ par jour, ce qui représentait beaucoup. J’ai donc acheté mon appareil à 3000 Deutsch Marks, soit 1500€, ce qui représentait plus que le salaire annuel de mes parents. Mon appareil était mon fidèle compagnon, on a été témoins de l’histoire de Sarajevo, il était cassé, moi j’étais blessé, il ne m’a jamais trahi. Aujourd’hui on est souvent dans les nuits parisiennes ensemble, ça marche toujours.

Eva Lambert: Après votre installation en France, à Paris, avez-vous pensé à retourner vivre en Bosnie et plus particulièrement à Sarajevo ?

Milomir Kovačević: Premièrement, beaucoup de mes amis ne sont plus à Sarajevo, ils ont quitté la Bosnie. De plus, la Bosnie-Herzégovine est aujourd’hui partagée en deux entités, la Republika Srpska et la Fédération de Bosnie-Herzégovine, c’est assez complexe. Puis, selon moi, Paris est la plus belle ville du monde, c’est une sorte d’inspiration. J’ai beaucoup de liberté ici, j’en ai appris beaucoup. Et puis, la guerre m’a appris que l’on peut vivre sans être physiquement présent. Finalement, Sarajevo vit au travers de mes expositions. Par exemple, ma dernière exposition était à Londres il y a trois ans, et elle portait sur Sarajevo. J’étais parfois plus présent à Sarajevo que les gens qui ont vécu et habité à Sarajevo. Je vis à Paris, mais une partie de moi est toujours là-bas. J’ai gardé mon âme de Sarajevo, couplée désormais à mon âme de Paris.

Eva Lambert: Nous arrivons à la fin de cette entrevue et souhaiterions aborder avec vous l’impact de vos expositions en Europe et plus particulièrement en France. L’Europe centrale et orientale est une région du monde plus ou moins négligée par les Français et ce désintérêt est à l’origine d’une incompréhension généralisée au sein de la population française mais aussi au sein des cercles politiques, des enjeux attachés à cette région du monde. Cette incompréhension se traduit par des malentendus, des stéréotypes et une méconnaissance des problématiques affectant cette région. Vos expositions sur Sarajevo à Paris participent à créer un lien entre la France et la Bosnie-Herzégovine, et participent également à la transmission de connaissance historiques, mémorielles et culturelles. Comment voyez vous votre rôle en tant qu’artiste dans ces échanges culturels ? Est-ce comme cela que l’on construit véritablement l’Europe selon vous ?

Milomir Kovačević: Les gens m’ont beaucoup poussé à aller à Paris, ils m’ont encouragé à présenter mes photographies, à parler de notre histoire. Dans une perspective d’échanges culturels j’ai aussi présenté Paris à Sarajevo, en montrant le vrai Paris, pas uniquement les Champs-Élysées et les lieux touristiques. Je présente des expositions sur Paris à Sarajevo (exposition « Les Lumières de Paris »), à Belgrade ( exposition « Petit trou de Bretagne »).

Je fais le pont entre Sarajevo et Paris, c’est pour ces échanges culturels que j’ai obtenu le prix de Chevalier du Mérite National. J’ai aussi travaillé au Lycée Jeanne d’Arc de Normandie, dans le cadre de l’association « Balkans Transit » créée début 2000 à l’initiative de Laurent Porée dans le but de faire découvrir la culture et le patrimoine de la péninsule des Balkans. Je me suis rendu régulièrement en Normandie pour faire des projections de mes photographies et discuter avec les enfants de 15 ans. J’ai posé une première question « Qu’est-ce que vous connaissez de la Yougoslavie ? » et ils ont répondu « La Yougoslavie c’était la dictature de Tito ». Alors j’ai montré mes photos, les concerts, les gens heureux. J’ai présenté la Yougoslavie telle que je la connaissais et son histoire pour changer cette vision que ces élèves avaient de mon pays.

L’équipe d’Euro Créative remercie Milomir Kovačević pour le temps qu’il nous a accordé lors cet entretien et lui souhaite bonne continuation.

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